| Tempus rerum imperator ( le temps maître de toute chose ) |
| La ville est pleine d'horloges |

| Les Dieux puissent-ils causer la perte De celui qui, le premier, inventa l'heure, Et pour celà construisit des cadrans solaires Qui me mettent, malheureux que je suis, ma vie en morceaux ; Auparavant, c'était mon ventre qui était mon horloge, Et de toutes, la meilleure et la plus exacte ; En tous lieux, en tous temps, elle me rappelait de manger, Même lorsqu'il n'y avait rien à manger ; Mais à présent, même s'il y a à manger, on ne mange pas Tant que celà ne convient pas au soleil ; Toute la ville est pleine d'horloges. |
D'un poète anonyme de la Rome antique.