| 6 - Les états engagent des réformes structurelles.. |
Les nouveaux enjeux :
Il existe de nombreux défis accessibles à un pays encore riche comme le nôtre. Chacun, en fonction de ses préférences, de ses goûts, pourra espérer un avenir différent pour la France du XXIème siècle.
C’est pourquoi je limiterai cette note à la présentation de deux enjeux. Ils me semblent pouvoir être communs à tous car ils sont une condition nécessaire à la réalisation des autres :
- gérer convenablement la dette publique, éviter la banqueroute,
- préparer la France aux changements du XXIème siècle.
| Gérer convenablement la dette. |
Celà est possible par le règlement de l’actuel stock de dettes et par la pratique de politiques budgétaires réalistes. Le règlement de l’actuel stock de dettes ne pourra être remboursé au niveau national ;
a) Le stock de dettes publiques :
Nous l’avons vu précédemment : aucun État de la zone Euro n’est en mesure de gérer son pays sans recourir systématiquement à un déficit public financé par l’endettement. A terme, il n’y a aucune issue.
-
- Soit la Banque Centrale Européenne accepte une inflation plus importante qui servirait aux États à émettre des Euros pour effectuer leur remboursement
- ,Soit la BCE reprend en partie ou totalité les dettes nationales et garanti leur remboursement d’une manière qui reste à déterminer :
-
-
- avec des ressources propres à l’Union Européenne - droits de douanes européens, taxes diverses ;
- par création monétaire ; l’inflation ;
- par la conversion des dettes à échéance en dettes perpétuelles.
-
b) Le stock de dettes privées :
Par ailleurs, il n’y a pas que la dette publique qui présente un danger pour l’ensemble du système économique de l’Union. Certains États membres irresponsables poussent leurs ménages au surendettement par diverses mesures d’exonérations fiscales. Ces États créent un risque de crise financière systémique.
L’Union Européenne devrait impérativement contraindre ces États irresponsables :
-
- à racheter au moins en partie ces stocks de dettes privées, à les intégrer dans leurs dettes nationales ;
- à mettre fin à leurs pratiques fiscales incitatives d’endettement de leurs ménages.
Les États de la zone Euro qui ont incité leurs ménages à un endettement supérieur à 150 % de leur revenu sont : les Pays Bas, le Luxembourg, la Finlande. Au sein de l’Union Européenne, hors zone Euro, le Danemark est aussi concerné.