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   Manquer d'argent, c'est :  (suite) 

 

 

    Renoncer à se soigner  

 

Renoncer à se soigner faute d'argent a fortement diminué grâce à l’introduction du « reste à charge zéro »

Pourtant, en 2018 : 30 % des Français ont renoncé à se faire soigner au cours 12 derniers mois (ouvriers : 41% / jeunes de moins de 35 ans : 36%)

Causes : Pour la moitié > raisons financières : pas les moyens d'avancer, dépassements d'honoraires, mutuelle insuffisante, éloignement géographique (ruraux)…

(Chiffres : Quotidien du médecin, 09/10/2018)

 Avoir une espérance de vie plus courte 

 

Exemple : pour les garçons nés dans les années 2010 :

    • 85 ans pour les 5 % les plus aisés
    • 72 ans pour les 5 % les plus pauvres (= 13 ans de moins)

(Chiffres : UNICEF Dossier Pauvreté des enfants en France)

 

 

    Ne pas pouvoir accéder au savoir et à la culture  

 

 8 000 enfants vivent dans des bidonvilles et souvent ne sont pas scolarisés

(Chiffres : UNICEF Dossier Pauvreté des enfants en France)

 

 Etre exclu  

 

Ne pas demander ou ne pas toucher les aides auxquelles on a droit par manque d'information, absence d'aide, complexité des démarches, découragement… (= appelé « non-recours »)

C'est le cas pour :

    • 36 % des personnes ayant droit au RSA (Revenu de Solidarité Active) en 2016
    • entre 57 % et 70 % des personnes ayant droit à l'Aide Complémentaire (= mutuelle à prix réduit pour les personnes à faibles ressources) en 2016
    • entre 21 % et 34 % pour la CMU (Couverture Universelle Complémentaire (= mutuelle totalement gratuite pour les plus modestes) en 2016
    • 27 % pour la Prime d'activité (= complément de revenu versé pour un salaire inférieur au Smic) en 2017

(Chiffres : Rapport d'information sur l'évaluation des politiques publiques en faveur de l'accès aux droits sociaux, députés : Gisèle Biémouret, Jean-Louis Costes, 26/10/2016 + rapport Direction Générale de la Cohésion sociale, 2017)

 

Être exclu d'Internet (faute de téléphone, d'ordinateur ou d'argent pour payer l'accès à Internet) :

    • En 2018, 30 % de la population n'avaient pas accès au numérique et à Internet
    • 13 millions de Français étaient éloignés du numérique et 6,7 millions n'utilisaient pas Internet

(Chiffres : vie-publique.fr, 01/07/2019)

Et donc :

    • ne pas pouvoir accéder aux services publics (impôts, permis de conduire, carte grise, chômage, CAF, rendez-vous médicaux, école…) > 100 % des démarches administratives se feront en ligne en 2022 (décision d'Emmanuel Macron en 2017)
    • ne pas pouvoir communiquer avec sa famille, ses amis (et être encore plus isolé)
    • ne pas pouvoir accéder à tout ce qu'on y trouve (informations, distractions, culture, adresses…)

 

    Avoir peu de chances de sortir de la pauvreté   

 

  • En 2015, 2 personnes sur 3 en situation de pauvreté en France l'ont été au moins 3 ans durant les 4 années précédentes (Chiffres : Eurostat, organisme européen officiel de statistiques)
  • 1 jeune sur 4 issu d'une famille dont les parents sont sans diplôme et pauvres sort souvent lui-même de l'école en situation d'échec. En France 16 % des jeunes de 15 à 34 ans ne sont ni à l'école, ni en emploi, ni en formation (8 % en Suède) (Chiffres 2015 : UNICEF Dossier Pauvreté des enfants en France)

   A chaque crise économique, devenir encore plus pauvre, comme avec la Covid   

 

Pendant les 2 mois du confinement (mars à mai 2020) :

  • 1 270 000 personnes ont demandé l'aide du Secours populaire (contre 3,3 millions tout au long de l'année 2019). Parmi elles, 45 % n'avaient jamais eu recours à l'association (Chiffres : Secours populaire + La Marseillaise, 01/10/2020)
  • Fin 2020 : 2 millions de foyers touchaient le RSA (Revenu de Solidarité Active) = augmentation de 7,5 % en 1 an (Chiffres : Ouest-France, 26/02/2021)