L’épargne de précaution
Les ménages peuvent aussi restreindre leurs dépenses par précaution afin de faire face aux aléas de la vie : trois exemples.
Les dépenses de santé.

Les ménages auront tendance à épargner leur revenu s’ils doivent financer leurs propres dépenses de santé. Les conséquences de cette baisse de consommation sont identiques : augmentation du chômage et faible croissance économique.
Le système de santé français est encore l’un des plus efficace du monde(1); Il nous permet de vivre en moyenne jusqu’à 83 ans. Les autres pays de l’OCDE qui procurent à leur population une telle sécurité sont rares : le Japon, l’Espagne l’Italie, la Suède, l’Islande, la Norvège, et quelques micro États pour milliardaires ; le Liechtenstein et la Suisse.
La part de la richesse du pays consacrée aux dépenses de soins est importante ; elle représente 11 % du PIB en France. Avec le vieillissement de la population, ces dépenses ne pourront qu’augmenter.
Et il est légitime de s’interroger sur une éventuelle amélioration de notre système de sécurité sociale. Mais il ne faut jamais perdre de vue l’effet négatif sur l’emploi, sur le fonctionnement de l’économie, d’une réforme de la sécurité sociale lorsqu’elle dégrade les garanties de soins gratuits de qualité à toute la population.
De plus, toute société peut aussi agir sur d’autres déterminants de la santé publique : le mode de vie plus ou moins stressant, l’alcoolisme, le tabagisme, la pollution de l’air, de l’eau, la nutrition.
(1) Eurostat, Espérance de vie par âge et sexe [demo_mlexpec], Dernière mise à jour : 28-04-2021 ; Date d’extraction : 19-11-2021. ONU, World population prospects: The 2019 revision.