| La préférence des états pour le déficit public |
C'est pour ces deux raisons que les États préfèrent compenser l'insuffisance de dépense des ménages et des entreprises par le déficit public : il ne gonfle pas artificiellement l’endettement des ménages et contourne la difficulté à lever un impôt juste et équitable.
Voici une illustration de ce mécanisme en reprenant notre exemple de dépense de consommation insuffisante : lorsque les ménages ne consomment que 84 % de leur revenu et que les entreprises investissent 165 €.
Pour rappel :
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Masse monétaire |
Dépenses |
Production finale |
Taux de chômage |
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consommation |
investissement |
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1 030,00 € |
865,00 € |
165,00 € |
Avec un prix moyen stable : |
(110 – 103)/110 |
Pour atteindre une situation de plein emploi, le déficit public doit augmenter les dépenses globales pour atteindre une production de 110 unités ; soit avec un prix moyen stable de 10 euros, une masse monétaire de 1 100 €. La situation s’équilibre(1) avec un déficit public de 11 € :
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Masse monétaire |
Dépenses |
Production finale |
Taux de chômage |
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consommation |
investissement |
déficit public |
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1 100,00 € |
924,00 € |
165,00 € |
11,00 € |
prix moyen de 10 : |
(110 – 110)/110 |
Les États pratiquent une politique volontaire de déficit public en vue de compenser une insuffisance des dépenses privées dans l’économie,
L’atonie de la consommation des ménages et des investissement des entreprises n’est pas corrigée.
Sans changements structurels, le retour à une situation d’équilibre budgétaire, d’absence de déficit, renvoie à la situation initiale de croissance faible et de chômage massif.
Les États reproduisent donc tous les ans leur déficit public qui devient permanent et continu.
(1) L’équilibre se calcule par une simple équation : le revenu = consommation + Investissements + déficit public et en remplaçant la consommation par son expression ; la consommation = 84 % du revenu