2 - Du côté des dépenses :
Avons nous le choix entre :
- l’équilibre budgétaire ; limiter le niveau des dépenses de l’État au niveau de ses impôts,
- et le déficit public ; prévoir des dépenses publiques plus importantes que les revenus de l’État ?
a) L’équilibre budgétaire : une illusion ?
Sur une longue période, nous avons vu que les tentatives d’atteindre un équilibre des finances publiques dans la zone Euro ont toutes échouées. L’expérience de vingt années d’Euro doit nous servir de leçon.
Le pragmatisme incite à considérer le déficit public comme un mode de fonctionnement normal. Dans ce cas, la question de la manière de financer ce déficit ne peut être ignorée.
b) Financer le déficit public uniquement par l’endettement ?
Comme le montre les vingt années passées sous ce régime, cela ne pourra conduire qu’au surendettement. Le défaut de paiement en est la seule issue. Actuellement, les pays de la zone Euro bénéficient de conditions de prêts avantageuse. Mais pour combien de temps ?
c) Financer le déficit public par la création monétaire, par l’inflation ?
L’inflation a des conséquences négatives sur la vie des gens. Mais une inflation modérée, en dessous de deux chiffres peut rester sous contrôle. Un secteur public bancaire peut protéger les épargnes des ménages de la perte du pouvoir d’achat liée à l’inflation.
Par ailleurs, l’environnement économique sera de plus en plus instable. Il faut aussi s’attendre à une inflation importée par l’augmentation du prix des matières premières et des composants.
d) Conclusion sur les dépenses publiques
Les dépenses de l’État sont nécessaires au fonctionnement de nos sociétés. Elles ne peuvent cependant être entièrement financées par l’impôt.
Croire à l’endettement ; c’est croire au retour miraculeux de la croissance économique qui permettra son remboursement comme par magie.
L’inflation, certes, peut être provoquée par une mauvaise gestion des dépenses de l’État. Mais le contrôle de la bonne gestion d’un État ne peut se résumer à la poursuite de la chimère mortifère de l’équilibre budgétaire.
Pour la zone euro, la solution sera sans doute un mixte entre endettement et inflation modérés. La Banque Centrale et le Parlement Européen exerceront certainement un contrôle différent, plus étroit de la gestion de ces États en contrepartie … si la sagesse et le réalisme prévalent.
Enfin, les dépenses publiques doivent surtout être elles aussi adaptée aux besoins réels de la nation ; préparer le pays aux défis du XXIème siècle.